Sur son troisième album Al Wa’Debt, la fanfare gantoise se réinvente avec brio en se lançant dans la musique arabe et dans l’éthiojazz. La jeune chanteuse bruxello-marocaine Aïsha Haskal prend le micro sur cinq morceaux où chant arabe, darbouka et krakebs rencontrent des cuivres balkaniques. Belle surprise, Akwa Melly Fat fusionne chicha (musique de surf andine), cuivres balkaniques et chant arabe comme si c’était la chose plus naturelle au monde. Mais c’est l’éthiojazz qui surprend le plus, majestueusement exécuté sur Addis et Belomi Benna, avec un jeu d’orgue et des solos de sax ensorcelants qui nous ramènent au coeur de l’Addis Abeba des golden sixties. Superbe troisième album qui devrait lancer Va Fan Fahre dans le peloton des fanfares voyageuses.